Pourquoi courez-vous ? 7


FroidEn ce début de semaine j’étais à Paris pour des raisons professionnelles. En tant que sudiste endurci, je suis monté à la capitale en mode automne. Après tout, je suis parti de Toulon dimanche sous un beau soleil et des températures clémentes.

ERREUR !!!

J’ai tout de suite compris que j’allais un peu me geler avec mon petit gilet version mois de septembre. Les températures le soir ne devaient pas dépasser les 5 degrés, la pluie était de la partie et un vent glacial soufflé.

Pour échapper à ce froid polaire, rien de tel qu’un bon bistrot parisien, bien chauffé, une bonne bière et un petit plat qui va avec.

Assis juste à coté d’une fenêtre donnant sur l’avenue Daumesnil, je suis resté stupéfait du nombre de personnes qui couraient dans ces conditions, en ville et vers 20h30. Je ne serais dire combien de groupes j’ai vu passer, combien de couples, ou de personnes seules trottinaient : Incroyable !

Je me suis alors posé la question : qu’est ce qui les pousse à courir ? Ou vont-ils chercher leur motivation ?

NORD et SUD !

 

running courir paris

Ma première réflexion a été de faire une stupide comparaison entre eux et moi :

De mon coté, quand je cours, j’ai toujours cet aspect air « pur », campagne, bord de mer, montagne (petite certes). Pour résumer, un coté Nature. Souvent je cours à la pause déjeuner et le we en journée bien sur, mais très rarement le soir de nuit et tard.

Du coté de mes confrères runners urbains,  ils ont certes, la beauté des monuments, mais ce point n’est il pas enseveli sous toutes les contraintes comme, le bruit de la circulation, les intersections incessantes avec des voitures en mode grand-prix, l’air souvent bien chargé en truc pas super respirable, les crottes de chien à éviter 🙂 (en fait j’ai trouvé les trottoirs parisiens beaucoup plus propre que les nôtres …)

J’ai facilement trouvé un site répertoriant les lieux de course sur Paris. Il y en a surement plein d’autre.

Un autre point est les horaires. Même si je ne suis pas tous les soirs dans un bistrot à bader les runners dans ma ville, il y a beaucoup moins de gens qui court à 20h30. Probablement est-ce lié au rythme de vie des grandes villes. On préfère (a-t-on le choix ?) peut être commencer son travail tard et le finir tard que l’inverse.

Puis je me suis posé la question suivante : En septembre 2015, quand tu as décidé de stopper ta descente vers les abîmes du « sport canapé », aurais tu pris la même décision si tu habitais la capitale ? La réponse a été facile à trouver : je l’ai déjà fait il y a 10 ans (voir mon A propos).

courir running paca toulon

Parce que qu’elle le vaut bien

Certes, le cadre est important, mais il y a aussi et surtout, l’envie de se faire du bien. Ca peut passer par des formes bien différentes : entre celui qui cherche la satisfaction en voulant  perdre du poids, celle qui fait cela pour performer (compétition), celui qui veut juste essayer pour savoir à quoi ça ressemble, celle qui veut relever un défi, celui qui veut évacuer la pression de sa journée, et il y en a surement plein d’autres …

Me concernant, c’est finalement un mix de plusieurs facteurs. J’ai toujours été un sportif, ça doit être dans mes gènes. Ma première source de motivation a donc été de retrouver le gout à faire un sport que j’avais tellement aimé 10 ans auparavant. A cela, s’ajoutait également un aspect physique qui commençait à me poser problème. Mes 87 kg du mois de septembre me pesaient dans tous les sens du terme. Mon expérience passée m’avait prouvé que la course à pied pratiquée régulièrement réglerait en partie ce problème.

A cela c’est greffé mon défi et le blog : le défi a été là pour m’aider à avoir un but sportif difficile à atteindre car je suis un compétiteur dans l’âme. Y arrivait me procurera un plaisir énrome. Enfin, le blog me permet de vous proposer des informations intéressantes (même si je trouve ne pas avoir le temps suffisant pour transmettre tout ce que je souhaiterais), mais surtout, d’apprendre beaucoup par vos interventions. C’est vraiment plaisant de blogger.

aime courirAujourd’hui, bien que mes yeux soient rivés sur la mi-avril avec la préparation de mon trail de 53km, je souhaite avant tout arriver à retrouver cet état de plénitude que l’on peut avoir en courant  quand on est en super forme. Ce n’est pas encore le cas, car mon trail me demande une charge de travail importante, à laquelle je ne suis pas encore complètement habitué. Mais je progresse, et la difficulté et la souffrance (celle pendant l’effort et parfois un peu après) me font du bien (non je ne suis pas maso 🙂 ) et me poussent à me dépasser. Cela fait parti de moi, j’aime toujours aller au-delà de ma zone de confort (parfois à tord quand je me blesse). Encore quelques efforts et j’aurais  trouvé « ma course à pied attitude »

A vous de jouer !

Alors pour conclure cet article, je souhaite d’abord féliciter tous ces runners que j’ai vu passé l’autre soir, et tous les autres également qui quelques soient les circonstances pratiquent leur sport avec envie.

Et maintenant, je vous laisse la parole.  Vous qui habitez les très grosses agglomérations et qui vous êtes reconnus dans la description que je viens de faire,  mais aussi les autres, ceux de la campagne profonde, répondez dans les commentaires à cette question :

Quelles sont les vraies raisons qui vous poussent à courir ?

 

Je suis tellement curieux de lire vos réponses ! Alors surtout n’hésitez pas à partager cet article sur Facebook à toutes les personnes que vous pensez intéressées pour qu’elles me donnent leur avis.

  • […] voyage m’a inspiré pour réaliser un petit article qui vous invite à partager avec moi vos motivations pour courir, parfois dans des conditions pas si […]

  • Drine dit :

    Une raison financière les anime 😉 la course à pied est un sport bon marché à pratiquer sur la région parisienne, quand on voit les tarifs des Clubs privés !

    • Coucou Sandrine,
      alors comment vas la coureuse de l’extrême avec tes courses de sauvages 🙂
      Oui c’est vrai que l’on peut courir pour pas trop cher, même si dès qu’on entre dans les choses un peu plus sérieuses, on en a vite pour un paquet d’euros entre le textile adapté et les chaussures (je te passe la montre de la nasa qui est du bonus 🙂 )
      A bientôt

  • Je vous invite à aller visionner cette video qui est tout à fait dans le sujet sur le running dans la capitale.
    https://www.youtube.com/watch?v=-57Vb-p4AEo
    Merci à Scooby Jbp pour le lien.

  • Remi dit :

    Moi je cours principalement pour mon plaisir et aussi pour partager des bons moments avec mes amis. Niveau terrain, j’ai de la chance d’avoir des magnifiques terrils à grimper, des collines et plein de partie boisé avec pas mal de dénivelé. Au final, je m’éclate à chaque sortie. Là, je me prépare pour mon premier long trail de 51km au mois de mars (Trail des Poilus).

    • Bonsoir Rémi,

      Merci de participer à cet article, tu seras peut être l’unique et le seul 😉
      Si tu habites à coté de la région du trail que tu vises, tu dois donc être proche de la région lensoise. Je ne connais absolument pas cette région, mais à la vue des images, cela à l’air magnifique.

      Comment se passe ta préparation ? Tu dois être sur la dernière ligne droite ? Cela m’intéresse aussi puisque je suis également novice dans les trails longs. Je suis toujours un peu inquiet sur la réaction de mon corps à une course qui durera probablement une dizaines d’heures …

      Pour finir et rebondir sur la course entre amis, c’est vrai que depuis que j’ai repris, je cours quasiment tout le temps seul. Tout d’abord, comme tu l’as peut être lu, la reprise après une très longue trêve a été difficile et semée d’embuche. C’est aussi plus facile au niveau logistique, car avec les enfants je dois parfois adapter mon planning en décalant une sortie de quelques 10aines de minutes, parfois heures. Et la semaine je cours sur mon lieu de travail, mais mes séances de fractionné ou de seuil n’attirent pas grand monde 🙂 Je pense qu’après la réalisation de mon objectif, je me tournerais vers un club que l’on m’a conseillé en tentant d’adapté mon planning quite à ne pas tout faire niveau entrainement.

      Donne moi de tes news sur la fin de ta préparation et surtout sur ta course en Mars.

      • Remi dit :

        Pour ma préparation, je sors 4 fois par semaine (3 sorties cool avec mon club entre 5 et 14km) et le week-end je m’octroie une longue sortie entre 25-35km. Je joue beaucoup sur les descentes, montées dans les bois + terril pour bien préparer mes quadriceps. Mais pour la course de mars, mon seul objectif est de le finir 🙂