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BLESSURE AU MOLLET (2/3) : L’ELONGATION 5


blessure molletComme promis, je continue ma série d’articles sur les blessures au mollet qui malheureusement peuvent venir nous gâcher la vie.
Après la contracture, voici une petite synthèse sur l’élongation. Après une rapide description, j’aborderai les causes possibles, les traitements que l’on peut lui appliquer et pour finir les moyens de prévention. Certains points seront similaires à la contracture. Je les mentionne encore pour que chaque article de cette série puisse être lu et compris de manière indépendante.

Comme sur mon précédent article, je précise que son contenu ne remplace en rien la consultation d’un médecin ou d’un professionnel de santé si vous êtes victime d’une telle blessure. Cet article est là pour vous informer, clarifier certains termes sur l’élongation et surtout échanger, grâce aux commentaires, vos expériences sur ce sujet.

 

II – L’élongation

 

Description :

C’est une micro lésion des fibres musculaires dûe à un étirement du muscle trop important. Elle arrive pendant l’effort et selon sa gravité peut obliger l’arrêt de l’effort. Cependant, il est tout à fait possible de continuer à courir en modérant sa foulée (cela n’est pas recommandé) quand la blessure n’est pas trop grave.
La douleur disparait après l’effort pour réapparaitre dès l’effort suivant ou lors de l’étirement du muscle.
Le fait que les fibres ne soient pas réellement déchirées (micros lésions), il y a très peu de chance qu’un hématome se forme.

Causes :

  • Un mauvais échauffement peut provoquer une élongation.
  • Elle peut se produire suite à un faux mouvement.
  • Elle peut être dû à une fatigue musculaire importante et prolongée.

Traitement :

  • massage molletLe repos : il faut compter de 10 à 20 jours de repos pour que la blessure disparaisse. La théorie préconise même 4 semaines de repos pour ce type de blessure. Une reprise prématurée sera synonyme de récidive de la blessure.
  • A l’inverse de la contracture, il ne faut surtout pas chauffer la zone. L’application de glace reste la première méthode de prise en charge de la blessure.
  • Les traitements professionnels qui permettent d’accélérer la cicatrisation

Prévention :

Tout comme la contracture, du bon sens permet de mettre toutes les chances de son côté pour arriver à ne pas se blesser :

  • Une bonne hydratation avant et pendant l’effort
  • Un échauffement des muscles sollicités avant l’effort
  • Des étirements en fin de séance pour entretenir voir améliorer l’élasticité des fibres musculaires.
  • Eviter l’accumulation de fatigue. Pour cela il est nécessaire de bien se connaitre. Certains peuvent s’entrainer 5 ou 6 fois par semaine sans souci quand d’autres seront limités à 3 sessions pour avoir un repos réparateur suffisant pour éviter les blessures.

N’hésitez pas à partager dans les commentaires vos expériences sur le sujet. Avez vous eu ce type de blessure et comment les avez vous traiter. Qu’elles ont été vos durées d’indisponibilités ?

  • Pierre dit :

    Je suis désolé mais cet article est bourré d’erreurs. L’élongation (terme ancien) reste une atteinte des fibres musculaires qui sont lésées et qui saignent. La douleur est bien présente lors des test clinique et l’hématome léger est présent même s’il ne se voit pas. La glace est la priorité dans la prise en charge d’urgence. Continuer à courir sur une élongation ne peut conduire qu’à l’aggravation et à la déchirure musculaire!

    • Bonsoir Pierre,

      merci d’apporter votre avis sur cet article. Je modèrerais un peu vos propos sur le « bourré » d’erreur qui pour moi est injustifié. Il faut à mon sens lire également les nuances que j’apporte et les paragraphe où sont situées les informations. Je vais essayé donc de vous montrer que nous avons dans l’ensemble finalement des informations convergentes :

      – je suis d’accord avec vous sur le fait que l’élongation est une lésion des fibres : je l’écris en utilisant le terme de micro lésion
      – Je nuance en expliquant qu’il y a peu de chance qu’un hématome se forme, j’entends par là un hématome visible (nous sommes dans la partie description). De plus, si l’on se base sur la classification des lésions musculaire de Rodineau et Durey, vous remarquerez que le terme d’hématome n’est jamais employé pour une lésion de stade 2 (élongation) mais seulement à partir du stade 3 (claquage). Je vous rejoins sur le fait que si micro lésion il y a, il y a également (micro) saignement.
      – je suis d’accord que glacer reste la seule méthode de premier secours : j’apporte juste une nuance sur son efficacité moindre comparé par exemple à une déchirure ou claquage, l’hématome étant comme vous le souligner léger.
      – En revanche je vais modifier ma formulation sur l’absence d’hématome dans le paragraphe traitement
      – concernant la poursuite de l’activité, nous sommes dans le paragraphe description, il s’agit ici de décrire l’élongation en terme de sensation. Il y a de grande chance que vous puissiez continuer à courir suite à une élongation contrairement à un claquage par exemple qui force l’arrêt immédiat de l’effort. De plus, j’ai bien précisé que ce n’est pas recommandé.

      J’espère que ces quelques explications auront redonné un peu de valeur à cet article à vos yeux.

      Au plaisir d’échanger.

      • Pierre dit :

        Dans la description litteraire de la classification de Rodineau, on parle en effet rarement de l’hématome, mais dans les descriptions echographique récente on le retrouve souvent (cf les travaux de renoux)

        L’éfficacité du glaçage ne dépend pas de la nature de la lésion, au contraire, cela sera juste plus visuel en cas de blessure plus graves. De plus le galçage doit être poursuivi plusieurs jours après l’accident.

        Enfin la blessure ne disparait pas d’elle même en 10 jours, tout d’abord parce qu’attendre une guérison spontanée est le meilleur moyen de faire une mauvaise cicatrice source de récidives. Ensuite parce que les délais de guérison aujourd’hui assez bien codifiés et on est à Stade X 2 semaines. Soit pour un stade 2 : 2 semaines minimum. Reprendre à 10 jours, c’est courir vers la récidive 😉

        • Bonjour Pierre, moi qui croyait me coucher tard 😉
          Merci pour ce commentaire super interessant, et maintenant que je sais que tu es du métier (merci FB), je me permets de te poser quelques questions :).
          Concernant la durée de cicatrisation, je n’avais pas l’info du stade x 2 que je note précieusement. Cependant confirmes tu qu’il peut y avoir des degrès de gravité d’élongation (un peu comme pour une déchirure où l’on arrive à mesurer la taille) et de ce fait, le délais de 14 jours classique peut il diminuer ? Dans la pratique, je note le fait de prendre le délais minimum de 14 jours pour éviter la récidive.
          a plus

          • Pierre dit :

            Non je ne confirme pas de degrés de gravités de l’élongation car cette classification est abandonnée (à part pour la compréhension « populaire ») au profit de la classification de Rodineau et même aujourd’hui, une classification échographique encore plus précise sur les grades 2 et 3 avec des sous-classes 2m, 2c et 3m, 3c ; les classes 2m et 3m sont en fait les grades classiques myo-conjonctives et les grades 2c et 3c, sont des atteintes conjonctives pures.

            Cette atteinte conjonctive pure est plus difficile a détecter et il faut un excellent radiologue; mais surtout ce type de lésion est un peu plus délicat à guérir; il faut ajouter une semaine au délai classique.

            Petite précision, j’ai fait une faute de frappe hier. C’est bien grade X 2 en semaines pour la reprise sportive normale. Donc un grade 2 c’est 4 semaines (5 si c’est un 2c) , un grade 3 c’est 6 semaines (7 pour 3c). Après c’est toujours la clinique qui prime sur le délai théorique, évidemment 😉